Je ne suis plus, tu vis encore, - \r\nEt le vent qui gémit et pleure, \r\nBalance forêt et demeure, - \r\nNon pas à part chaque sapin, - \r\nMais tout entière, tous ses arbres, - \r\nTout l'infini de ses lointains, - \r\nComme de grands voiliers au large - \r\nSur l'eau paisible du mouillage, - \r\nEt ce n'est pas par pur entrain - \r\nOu par fureur capricieuse, - \r\nMais pour donner à ton chagrin - \r\nLes mots qu'il faut à ta berceuse.

À lire aussi de Boris Pasternak

L'homme est né pour vivre et non pour se préparer à vivre. Et la vie elle-même, le phénomène de la vie, le don de la vie, quoi de plus précieux, de plus enivrant !
Je n'aime pas les gens parfaits, ceux qui ne sont jamais tombés, qui n'ont jamais trébuché. Leur vertu est une vertu éteinte, de peu de valeur. La beauté de la vie ne s'est pas dévoilée à eux.
C'est que j'ai des relations et des protections dans tous les gouvernements, des pertes et des chagrins sous tous les régimes. Car c'est seulement dans la mauvaise littérature que les vivants sont divisés en deux camps et n'ont aucun point de contact. Dans la réalité, tout est tellement entremêlé ! Il faut être d'une irrémédiable nullité pour ne jouer qu'un seul rôle dans la vie, pour n'occuper qu'une seule et même place dans la société, pour signifier toujours la même chose
L'histoire était un deuxième univers, que l'homme, à l'aide des phénomènes du temps et de la mémoire, avait édifié en réponse au phénomène de la mort.
L'homme est né pour vivre et non pour se préparer à vivre.
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L'homme est né pour vivre et non pour se préparer à vivre.
Peut-être faut-il que parmi tous les personnages qui figurent dans une vie, il se trouve une force inconnue, un être presque symbolique qui vient à votre secours sans qu'on l'appelle.
De plus, souvenez-vous: jamais, en aucune circonstance, il ne faut désespérer. Espérer et agir, voila notre devoir dans le malheur. Un désespoir inactif, c'est le refus et l'oublie du devoir.
L'histoire était un deuxième univers, que l'homme, à l'aide des phénomènes du temps et de la mémoire, avait édifié en réponse au phénomène de la mort.
Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que les creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souvenir dans des images tendres, tendres, tristes à vous fendre le coeur. Je resterai ici jusqu'à ce que ce soit fait. Et ensuite je partirai moi aussi.