L'enfant joyeux court sur un bâton, le vieillard morose se traîne sur une béquille: quelle différence entre ces deux enfants? l'espérance et le souvenir.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Les poètes font un tort inexprimable à leurs ouvrages lorsqu'ils ne sentent pas fortement.
Le poète ressemble aux cordes de la lyre; il devient invisible comme elles, lorsqu'il s'ébranle, et rend des sons mélodieux.
Spectacle doux et tendre de voir quelqu'un dormir, même un chien.
Le peuple est pour un ministre ce qu'un grand capital est aux yeux d'un banquier; une simple abstraction, une quantité algébrique qu'il fait entrer dans ses calculs.
Une grande activité appliquée à des objets sérieux, finit toujours par nous réconcilier avec la vie.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.