L'Empire craquait, les Barbares se déplaçaient... Que faire, sinon s'évader du siècle? Heureux temps où l'on avait où fuir, où les espaces solitaires étaient accessibles et accueillants! Nous avons été dépossédés de tout, même du désert.

À lire aussi de Emil Cioran

J'ignore totalement pourquoi il faut faire quelque chose ici-bas, pourquoi il nous faut avoir des aspirations, des espoirs et des rêves.
La seule manière de nous acheminer vers l'universel est de nous occuper uniquement de ce qui nous regarde.
... le génie du regret.
Le fait que j'existe prouve que le monde n'a pas de sens.
Prolixe par essence, la littérature vit de la pléthore des vocables, du cancer du mot.
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Dans la même œuvre

L'interminable est la spécialité des indécis.
Il ne faut pas s'astreindre à une oeuvre, il faut seulement dire quelque chose qui puisse se murmurer à l'oreille d'un ivrogne ou d'un mourant.
Jamais à l'aise dans l'immédiat, ne me séduit que ce qui me précède, que ce qui m'éloigne d'ici, les instants sans nombre où je ne fus pas: le non-né.
Je sais que ma naissance est un hasard, un accident risible, et cependant, dès que je m'oublie, je me comporte comme si elle était un événement capital, indispensable à la marche et à l'équilibre du monde.
Le vrai contact entre les êtres ne s'établit que par la présence muette, par l'apparente non-communication, par l'échange mystérieux et sans parole qui ressemble à la prière intérieure.