L’attitude vis-à-vis de la souffrance est pour un médecin particulièrement importante à observer. Un Debré Robert

L’attitude vis-à-vis de la souffrance est pour un médecin particulièrement importante à observer. Une anecdote permet d’en montrer l’intérêt. Henri Mondor, qui avait été appelé auprès d’un de mes amis, me téléphone en me disant : « J’hésite à porter tel diagnostic parce que le malade ne souffre pas assez. » « Prends garde, lui dis-je, à la qualité du personnage. Rappelle-toi cette phrase attribuée au roi Stanislas Leczinski : « De mon temps, on avait la goutte et on continuait à marcher, on ne parlait pas de sa souffrance par bonne éducation. ». Notre patient qui appartient à la plus vieille aristocratie à reçu une bonne éducation » et Mondor me répond : « C’est bien ce que je pensais, je l’opère. »
L’honneur de vivre: témoignage (1974)
Citations de Robert Debré
Robert Debré

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