Tout acte, dans la plénitude du temps, sombre dans le néant.
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L'amour ne vainc pas tout. Qui croit cela est un imbécile.
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Nous n'aimons pas le reconnaître mais l'idée de perdre contrôle est quelque chose qui fascine plus que tout...
Nous allons tous mourir, mais cette sombre pensée ne doit pas nous empêcher d'exister dans la joie. Les tableaux et les livres vivent grâce à la vie que nous leur insufflons.
Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. C’est une idée très grecque, et très profonde. La beauté c’est la terreur. Ce que nous appelons beau nous fait frémir. Et que pouvait-il y avoir de plus terrifiant et de plus beau, pour des âmes comme celles des Grecs ou les nôtres, que de perdre tout contrôle ? Rejeter un instant les chaînes de l’existence, briser l’accident de notre être mortel ?
Je n’ai jamais rien eu de commun avec aucun d’entre eux, rien sinon ma connaissance du grec et l’année que j’ai passée en leur compagnie. Et si l’amour est quelque chose qu’on a en commun, je suppose que nous l’avions en commun, mais j’imagine que cela peut paraître bizarre au vu de l’histoire que je vais vous raconter.
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Nous n'aimons pas le reconnaître mais l'idée de perdre contrôle est quelque chose qui fascine plus que tout...
Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. C’est une idée très grecque, et très profonde. La beauté c’est la terreur. Ce que nous appelons beau nous fait frémir. Et que pouvait-il y avoir de plus terrifiant et de plus beau, pour des âmes comme celles des Grecs ou les nôtres, que de perdre tout contrôle ? Rejeter un instant les chaînes de l’existence, briser l’accident de notre être mortel ?
Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. D’autres encore – nues, grésillantes, d’une horreur indélébile – sont trop terribles pour être admises. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension ; quand les cendres sont froides, que les affligés se sont retirés, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver – à sa grande surprise – dans un monde entièrement différent.
Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. D’autres encore – nues, grésillantes, d’une horreur indélébile – sont trop terribles pour être admises.
Tout acte, dans la plénitude du temps, sombre dans le néant.