L'impartialité, c'est comme la beauté : il faut laisser aux autres le soin d'en juger.
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Juger, c’est comprendre à un instant T ; la bonne sentence d’hier serait aujourd’hui déplacée, la juste peine d’aujourd’hui sera ridicule demain.
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À lire aussi de Eric Dupond-Moretti
J’ai perdu des choses imperdables. Gagner des choses ingagnables ne compense pas.
L'avocat doit faire son choix : la connivence voire la complaisance, ou le coup de gueule pour rétablir un certain équilibre. J'ai choisi la seconde voie.
En France, la présomption d'innocence est un leurre absolu. La parole de l'accusateur pèse cent fois plus lourd que celle de l'accusé. Le poids de l'aveu, quelles que soient les conditions dans lesquelles il a été arraché, écrase la rétractation.
La méfiance viscérale des magistrats vis-à-vis des avocats m'intrigue depuis toujours. Ils ne nous aiment pas. Mais pourquoi ? En grande partie parce qu'ils ne nous connaissent pas, tout bonnement parce qu'ils ne veulent pas nous connaître. Et que circulent sur le Barreau les plus extravagants fantasmes. Les magistrats sont, souvent, gens raisonnables et peu aventureux, c'est ainsi, et peut-être cela vaut-il mieux pour les justiciables - quoique ...Ils voient en nous, les avocats, et surtout les pénalistes, une cohorte de fous furieux rémunérés par l'argent du vice, prêts à tout pour faire libérer des coupables.
Dans la même œuvre
La justice se fourvoie quand elle perd de vue ce pourquoi elle a été organisée : faire du droit, pas de la morale.
La cour d'assises est une arène, un théâtre violent, un âpre lieu de parole au sein duquel un balbutiement peut faire basculer le verdict d'un côté ou de l'autre.
Je ne vais pas faire semblant de chanter les louanges de la magistrature : je me méfie de son corporatisme, de sa frilosité, de la détestation qu'elle voue au Barreau. Pourtant, il existe de grands juges; c'est le troupeau qui est petit.
La méfiance viscérale des magistrats vis-à-vis des avocats m'intrigue depuis toujours. Ils ne nous aiment pas. Mais pourquoi ? En grande partie parce qu'ils ne nous connaissent pas, tout bonnement parce qu'ils ne veulent pas nous connaître. Et que circulent sur le Barreau les plus extravagants fantasmes. Les magistrats sont, souvent, gens raisonnables et peu aventureux, c'est ainsi, et peut-être cela vaut-il mieux pour les justiciables - quoique ...Ils voient en nous, les avocats, et surtout les pénalistes, une cohorte de fous furieux rémunérés par l'argent du vice, prêts à tout pour faire libérer des coupables.
Gouverner, ce n’est pas recueillir, pour y trouver profit, la peur qui nous fait perdre raison, la haine qui nous rend incapables. Gouverner, ce n’est pas nous flatter ni nous ressembler quand nous devenons médiocres