Je vois enfin la mer dans sa triple harmonie, la mer qui tranche de son croissant la dynastie des douleurs absurdes, la grande volière sauvage, la mer crédule comme un liseron.

À lire aussi de René Char

Si l'on ne peut informer l'avenir à l'aide d'une grande bataille, il faut laisser des traces de combat. Les vraies victoires ne se remportent qu'à long terme et le front contre la nuit.
Je n'ai qu'à prendre ta main pour changer le cours de tes rêves.
Je n'ai pas peur. J'ai seulement le vertige. Il me faut réduire la distance entre l'ennemi et moi. L'affronter horizontalement.
La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil.
Nous sommes pareils à ces crapauds qui dans l'austère nuit des marais s'appellent et ne se voient pas, ployant à leur cri d'amour toute la fatalité de l'univers.
Toutes les citations de René Char →

Dans la même œuvre

Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Pour qu'un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas.
Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri.
Fureur et mystère tour à tour le séduisirent et le consumèrent, puis vint l'année qui acheva son agonie de saxiphrage
On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant.