Tout en un coup je ris et je larmoie, - Et en plaisir maint grief tourment j'endure; - Mon bien s'en va, et à jamais il dure, - Tout en un coup je sèche et je verdoie.
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Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ; - J'ai chaud extrême en endurant froidure : - La vie m'est et trop molle et trop dure. - J'ai grands ennuis entremêlés de joie.
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À lire aussi de Louise Labé
Tant que ma main pourra les cordes tendre - Du mignart Lut, pour tes graces chanter; - Tant que l'esprit se voudra contenter - De ne rien vouloir rien fors que toy comprendre.
Ne veuillez point condamner ma simplesse, - Et jeune erreur de ma folle jeunesse, - Si c'est erreur. Mais qui dessous les Cieux - Peut se vanter de n'être vicieux?
Je vis, je meurs: je me brule et me noie, - J'ai chaud extrême en endurant froidure; - La vie m'est et trop molle et trop dure, - J'ai grands ennuis entremélés de joie.
O doux sommeil, ô nuit à moi heureuse! - Plaisant repos plein de tranquilité, - Continuez toutes les nuits mon songe.
Dans la même œuvre
J'estime plus qu'un roi l'homme heureux qui n'a rien, - Sinon ce que sa main journellement lui baille.
Je dis ce que mon coeur, ce que mon mal me dit. Que celui aime peu, qui aime à la mesure.
Les ouvrages communs durent quelques années; - Ce que Malherbe écrit dure éternellement.
Mais toujours le plaisir de douleur s'accompagne.
La paix a ses victoires - Non moins célèbres que celles de la guerre.