Je veux une vie en forme d'arête - \r\nSur une assiette bleue - \r\nJe veux une vie en forme de chose - \r\nAu fond d'un machin tout seul - \r\nJe veux une vie en forme de sable dans des mains - \r\nEn forme de pain vert ou de cruche - \r\nEn forme de savate molle - \r\nEn forme de faridondaine - \r\nDe ramoneur ou de lilas - \r\nDe terre pleine de cailloux - \r\nDe coiffeur sauvage ou d'édredon fou - \r\nJe veux une vie en forme de toi - \r\nEt je l'ai, mais ça ne me suffit pas encore - \r\nJe ne suis jamais content.

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Les gens sans imagination ont besoin que les autres mènent une vie régulière.
C'est facile d'être audacieux dans ce pays; il n'y a qu'à dire ce que tout le monde peut voir en s'en donnant la peine.
Chérie, viens près de moi - \r\nCe soir je veux chanter - \r\nUne chanson pour toi. - \r\n\r\nUne chanson sans larmes - \r\nUne chanson légère - \r\nUne chanson de charme. -
Viens m'embrasser - Et je te donnerai - Un frigidai-reu - Un joli scoutai-reu - Un atomixai-reu - Et du Dunlopillo.
Peut-être que j'ai déjà attiré votre attention là-dessus, mais je suis patient. Si j'ai dit à ce flic je vous emmerde, c'est que je le pensais, et où est le mal ? Moi je trouve que rien ne vaut la franchise.
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Dans la même œuvre

Il est évident que le poète écrit - Sous le coup de l'inspiration - Mais il y a des gens à qui les coups ne font rien.
Chérie, viens près de moi - \r\nCe soir je veux chanter - \r\nUne chanson pour toi. - \r\n\r\nUne chanson sans larmes - \r\nUne chanson légère - \r\nUne chanson de charme. -
Des hommes se promènent dans la rue.
On a mis des affiches pour qu'ils aient peur - \r\nElles collent au mur comme des sangsues - \r\nIls passent près d'elles, en s'écartant - \r\nCar elles peuvent remuer malgré tout - \r\nDes deux côtés des couloirs, elles guettent - \r\nEt il y a le panneau tous les vingt pas : - \r\n\" défense de cracher du sang. \" - \r\nMais qui pourrait cracher du sang ?…
Les mères vous font en saignant - \r\nEt vous tiennent toute la vie - \r\nPar un ruban de chair à vif - \r\nOn est élevé dans des cages - \r\nOn vit en mâchant des morceaux - \r\nDes seins arrachés en saignant - \r\nQu'on accroche au bord des berceaux - \r\nOn a du sang sur tout le corps - \r\nEt comme on n'aime pas le voir - \r\nOn fait couler celui des autres - \r\nUn jour, il n'y en aura plus - \r\nOn sera libres.