On a voulu me coller l'étiquette extrême droite parce que j'ai raconté que j'étais copain avec Le Pen depuis l'armée. Non, je suis de droite, point.
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Je suis tout et je suis rien. Je suis ce qu'on a fait de moi. J'accepte ce prix, cette palme, longtemps refusée, car j'aurais voulu qu'on la donne à mes metteurs en scène. J'ai été le premier violon ou piano et j'ai eu des chefs d'orchestre exceptionnels. C'est à eux qu'il faut donner le prix. Ils sont tous morts, alors, je prends le prix pour eux, en leur mémoire, en l'honneur de leur force, de leur talent. C'est pour ça que je suis là, sinon je n'y serais pas.
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Je ne suis pas contre le mariage gay, je m'en fous : les gens font ce qu'ils veulent.
Ça me rend dingue de voir mes fils, le petit et même le grand, toute la journée sur leur truc. Facebook, "Instra-gam" ou je ne sais pas quoi. Le buzz, c'est du bruit. Ça ne m'intéresse pas.
Aujourd'hui, je suis différent d'hier physiquement. Mais je ne veux pas refaire du cinéma pour faire du cinéma. Je ne veux pas faire le combat de trop, comme disent les boxeurs, que je connais bien.
Ce soir c'est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant. Je vais partir, mais je ne partirai pas sans vous remercier.
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Ce soir c'est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant. Je vais partir, mais je ne partirai pas sans vous remercier.
Si je suis une star, et c'est pour ça que je veux vous remercier, c'est au public que je le dois et à personne d'autre.
Ce sont les femmes qui m'ont aimé, qui m'ont fait faire ce métier, qui ont voulu que je le fasse et qui se sont battues pour que je le fasse .
On n'est pas obligé d'être en accord avec moi. Mais il y a une chose au monde dont je suis sûr, dont je suis fier, vraiment, une seule, c'est ma carrière.
Cette Palme d'or, on me l'a offerte pour ma carrière et pour rien d'autre, et c'est pour ça que je suis fier.