Qu'est le sommeil, sinon une image de la froide mort ?
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Je sens mon coeur inconstant tiraillé entre l'amour et la haine qui se livrent combat ; mais, je le crois, c'est l'amour qui l'emporte. Je haïrai, si je le puis ; sinon, j'aimerai, mais malgré moi. Le taureau non plus n'aime pas le joug ; il ne porte pas moins ce qu'il hait. Je fuis sa perfidie ; pendant que je fuis, sa beauté me rappelle. J'abhorre les défauts de ton âme et j'aime ton corps. Ainsi je ne puis vivre ni sans toi ni avec toi et ne sais pas moi-même ce que je désire.
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À lire aussi de Ovide
L'ombre s'attache aux pas de qui marche au soleil: - qu'un nuage le masque, et l'ombre prend la fuite. - Je prie pour que cela puisse te sembler faux: - ce qui m'est arrivé me dit: c'est vérité.
La goutte d'eau cave la pierre, non par la force, mais en tombant souvent.
Songez dès à présent à la vieillesse qui viendra trop tôt, et vous ne perdrez pas un instant. Tandis que vous le pouvez, et que vous en êtes encore à vos années printanières, donnez-vous du bon temps; comme l'eau s'écoulent les années.
Plus on a, plus on désire.
Dans la même œuvre
La douce illusion ne sied qu'à la jeunesse; - Et déjà l'austère Sagesse - Vient tout bas m'avertir que j'ai vu trente hivers.
Mais qui peut arrêter l'impétueuse ivresse - D'un coeur brûlant d'amour et que le plaisir presse!
Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, - Puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendre.
Que j'aime à la presser, quand sa taille légère - Emprunte du sérail les magiques atours; - Ou qu'à mes sens ravis sa tunique étrangère - D'un sein voluptueux dessine les contours!
Le Temps qui, sans repos, va d'un pas si léger - Emporte avec lui que toutes les belles choses; - C'est pour nous avertir de le bien ménager, - Et faire des bouquets dans la saison des roses.