Je pense souvent à la belle inscription que Plotine avait fait placer sur le seuil de la bibliothèque établie par ses soins en plein Forum de Trajan : Hôpital de l'âme.

À lire aussi de Marguerite Yourcenar

Une seule chose que je ne pardonne pas à Marguerite Duras: ce titre, Hiroshima mon amour. Hiroshima, j'y suis allée. Effrayant. Comme si, après avoir été à Auschwitz, on écrivait Auschwitz, mon petit chou!
Je ne me querelle plus avec les médecins; leurs sots remèdes m'ont tué; mais leur présomption, leur pédantisme hypocrite est notre oeuvre: ils mentiraient moins si nous n'avions pas si peur de souffrir.
C'était un trait de cette nature altière: elle ne reprenait pas l'aumône refusée par un pauvre.
... dans tout combat entre le fanatisme et le sens commun, ce dernier a rarement le dessus.
Peut-être la bonté n'était pour elle qu'une qualité superflue: elle pensait que l'aménité suffit.
Toutes les citations de Marguerite Yourcenar →

Dans la même œuvre

C'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt.
Des moments libres. Toute vie bien réglée a les siens, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre.
La mémoire de la plupart des hommes est un cimetière abandonné, où gisent sans honneurs des morts qu'ils ont cessé de chérir. Toute douleur prolongée insulte à leur oubli.
Les lois sont dangereuses quand elles retardent sur les moeurs. Elles le sont davantage lorsqu'elles se mêlent de les précéder.
Rien n'est plus lent que la véritable naissance d'un homme.