Jean Yanne avait cette qualité des acteurs qui n'ont pas le souci d'être épatants ou de faire des performances. Il interprétait le personnage qu'on lui demandait d'être à sa manière, avec une justesse inégalable.
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Je ne sais pas à quel moment j'ai pris conscience que ce n'était pas seulement la question d'être libre mais que le combat des femmes serait collectif ou ne serait pas. Parmi les revendications, la plus urgente était le droit d'avoir des enfants ou pas.
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J'ai toujours aimé le mixte entre l'imagination et la réalité: voir surgir une vision dans un contexte documentaire.
Pour moi, le cinéma est une expérience passionnante et périlleuse parce que j'essaie de trouver une écriture vivante, entre le hasard et le travail.
J'ai peu d'argent, mais le luxe, c'est de tourner à mon rythme, en alternant tournage et montage, en repartant tourner après avoir monté, en évoluant dans l'aléatoire, mais toujours avec des options de cinéma.
Rire comme un fou ou comme une folle n'est pas aussi intéressant que d'avoir un fou rire.
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Si on ouvrait des gens, on trouverait des paysages. Si on m'ouvrait moi, on trouverait des plages.
J'essayais de vivre un féminisme joyeux, mais en fait j'étais très en colère. Les viols, les femmes battues, les femmes excisées. Les femmes avortées dans des conditions épouvantables. Des jeunes filles qui allaient se faire faire un curetage à l'hôpital et des jeunes internes qui leurs disaient : pas d'anesthésie ça vous apprendra !