J'écris maintenant dans mon cerveau. Il n'y a pas livre plus intime. Personne ne pourra le lire celui-là. Je n'aurai jamais à le cacher. Il est à jamais introuvable.
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Je ne redoutais pas ma propre mort par contre, elle me devenait insupportable quand je l'associais à Emelia et à Fédorine. C'est bien la mort des autres, des êtres aimés, pas la nôtre, qui nous ronge et peut nous détruire.
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À lire aussi de Philippe Claudel
Mais je suis là, n'aie crainte, il ne peut rien t'arriver, je suis vieux mais j'aurai encore la force, tant qu'il le faudra, tant que tu seras une petite mangue verte qui aura besoin du vieux manguier.
Il faut se méfier des réponses, elles ne sont jamais ce qu'on veut qu'elles soient, ne croyez-vous pas?
Parfois de grands malheurs sont ramenés par nos semblables à des proportions raisonnables, et les autres ne nous aident jamais tant que lorsqu'ils dégonflent comme des vessies de poissons, nos forts élans de désespoir.
L'homme est grand, mais nous ne sommes jamais à la hauteur de nous-même.
Dans la même œuvre
Je me souviens d'avoir pensé que les yeux n'ont pas d'âge, et que l'on meurt avec ses yeux d'enfant, toujours, ses yeux qui un jour se sont ouverts sur le monde et ne l'ont plus lâché.
L'homme est un animal qui toujours recommence.
N'oublie pas que c'est l'ignorance qui triomphe toujours, Brodeck, pas le savoir.
La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus vouloir vivre avec, et la plupart d'entre nous, ce qu'on veut, c'est vivre. Le moins douloureusement possible. C'est humain.
Lorsque l'amour frappe à la porte, il ne reste que la porte, et que tout le reste disparaît.