Pourquoi, lorsqu'il s'agit des autres, insistons-nous pour ainsi dire toujours d'abord et davantage sur les insuffisances, les défauts, que sur les qualités.
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Je ne me supporte pas moi-même, et, moins encore, une meute de gens comme moi. J'évite la littérature autant que je peux, parce que je m'évite moi-même autant que je peux .
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À lire aussi de Thomas Bernhard
Nous connaissons en fait presque uniquement des gens défigurés par la nature et donc par leur malheur qui se sont résignés, et de très rares seulement dont nous pouvons dire que leur malheur les a conduits au triomphe, au triomphe de l'esprit...
Nous avons besoin d'auditeurs et d'un porte-parole. Toute notre vie, nous souhaitons le porte-parole idéal et nous ne le trouvons pas, car le porte-parole idéal n'existe pas.
Nous regrettons tout ce que nous n'avons pas demandé quand celui qu'il faut interroger n'a plus d'oreille pour ces questions, quand il est déjà mort.
Je ne me supporte pas moi-même, et, moins encore, une meute de gens comme moi.
Dans la même œuvre
Le psychiatre est le plus incompétent des médecins, et il est toujours plus près du crime sadique que de la science.
Je ne me supporte pas moi-même, et, moins encore, une meute de gens comme moi.
Les mourants rentrent la tête dans les épaules et ne veulent plus rien avoir à faire avec les vivants, qui ne songent pas à la mort.
Il était tout sauf un discoureur ou même un phraseur, dans un monde qui semble n'être fait que de discoureurs et de phraseurs.
Nous évitons ceux qui sont marqués par la mort.