Je n'invente pas grand-chose dans mes romans, tout est déjà là. C'est une grande banalité de dire cela : la vie est romanesque.

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Aujourd'hui, le monde est devenu trop complexe pour se contenter d'approximations, d'explications floues ou de remarques vagues. Je crois plus que jamais qu'il faut s'astreindre à la justesse, l'exactitude, nommer le détail. Autrefois, tu pouvais acheter l'âme d'un homme avec une image pieuse sans qu'il demande autre chose qu'une bénédiction. Aujourd'hui, pour obtenir ce que je suis venu chercher, il faudra accompagner ce frère, répondre à ses questions, calmer ses inquiétudes et le border avec les gestes patients d'un référent fatigué des Alcooliques Anonymes.
J'ai commencé par écrire vite pour faire la course avec Boris Vian.
Le courage dont on fait preuve pour écrire est celui-là même qui nous fait défaut dans l'existence.
Le gaucher se doit d'être digne. Il est ennobli par sa différence. C'est une sorte de particule, une aristocratie intérieure, secrète et permantente.
Que ce fût en famille ou dans l'exercice de son métier, j'ai toujours eu le sentiment qu'il y avait chez mon père cette appétence à palper l'âme humaine et à la tripoter comme on joue avec de la pâte à modeler.
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