Je n'ai plus de joie à poursuivre - Et je n'ai plus rien à souffrir. - Vaincu, je ne pourrais pas vivre - Et, vainqueur, on pourra mourir...

À lire aussi de Edmond Rostand

Et les manteaux de ducs traînent dans leur fourrure, - Pendant que des grandeurs on monte les degrés - Un bruit d'illusions sèches et de regrets.
Je pense à la lumière et non pas à la gloire. - Chanter, c'est ma façon de me battre et de croire; - Et si de tous les chants mon chant est le plus fier, - C'est que je chante clair afin qu'il fasse clair!
Comme elles tombent bien! - Dans ce trajet si court de la branche à la terre, - Comme elles savent mettre une beauté dernière, - Et malgré leur terreur de pourrir sur le sol, - Veulent que cette chute ait la grâce d'un vol!
Soleil sur les drapeaux! multitudes grisées! - O retour, retour triomphal! - Parfum des marronniers de ces Champs Elysées - Que je vais descendre à cheval!
Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez, - \r\nLa vapeur du tabac vous sort-elle du nez\r\nSans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? » - \r\nPrévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée - \r\nPar ce poids, de tomber en avant sur le sol ! » - \r\nTendre : « Faites-lui faire un petit parasol - \r\nDe peur que sa couleur au soleil ne se fane ! » - \r\nPédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane - \r\nAppelle Hippocampéléphantocamélos - \r\nDut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! » - \r\nCavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ? - \r\nPour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
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Je ne veux que voir la Victoire. - Ne me demandez pas «Après?» - Après, je veux bien la nuit noire - Et le sommeil sous les Cyprès.