Je me rendais compte que l'insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d'arguments pour se défendre.

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Ecrire, c'est comme avoir un rendez-d'amour dangereux. - J'ai toujours aimé la littérature. Elle m'a toujours aidée. C'est la seule réponse à la terre. Je n'ai jamais pensé que je lui rendais service.
J'aurais voulu demander aux gens: Etes-vous amoureux? Que lisez-vous?, mais je ne m'inquiétais pas de leur profession souvent primordiale à leurs yeux.
Il me semble que désormais mes seuls rapports heureux avec moi-même, en dehors des autres êtres et des quelques moments d'exaltation ou de bien-être physique que la nature me procure, ne pourront être que littéraires.
On ne m'ôtera jamais de l'idée que c'est en se colletant avec les extrêmes de soi-même, avec ses contradictions, ses goûts, ses dégoûts et ses fureurs que l'on peut comprendre un tout petit peu, oh, je dis bien, un tout petit peu ce que c'est que la vie
N'importe qui peut faire preuve de mémoire. L'imagination, elle, est indépendante et peut être rebelle.
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L'attendrissement est un sentiment agréable et entraînant comme la musique militaire.
C'est drôle comme la fatalité se plaît à choisir pour la représenter des visages indignes ou médiocres.
L'insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d'arguments pour se défendre.
Les mots «faire l'amour» ont une séduction à eux, très verbale, en les séparant de leur sens. Ce terme de «faire», matériel et positif, uni à cette abstraction poétique du mot «amour», m'enchantait.
Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.