Les contes de fées c'est comme ça. Un matin on se réveille. On dit: ce n'était qu'un conte de fées. On sourit de soi. Mais au fond on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées c'est la seule vérité de la vie.
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Je me croyais riche d'une fleur unique, et je ne possède qu'une rose ordinaire ça ne fait pas de moi un bien grand prince...
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À lire aussi de Antoine de Saint-Exupéry
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaìtre. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
Un spectacle n'a point de sens, sinon à travers une culture, une civilisation, un métier.
L'attente. Les pas légers. Puis les heures qui coulent fraîches comme un ruisseau entre les herbes sur des cailloux blancs. Les sourires et les mots sans importance qui ont tellement d'importance. On écoute la musique du coeur : c'est joli pour qui sait entendre. Bien sûr on veut beaucoup de choses. On veut cueillir tous les fruits et toutes les fleurs. On veut respirer toutes les prairies. On joue. Est-ce jouer ? On ne sait jamais où le jeu commence ni où il finit, mais on sait bien que l'on est tendre. Et l'on est heureux.
Et le coup de pioche du bagnard, qui humilie le bagnard, n'est point le même que le coup de pioche du prospecteur, qui grandit le prospecteur.
Dans la même œuvre
Quand on veut faire de l'esprit, il arrive que l'on mente un peu.
Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
C'est véritablement utile puisque c'est joli.
Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin.
Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c'est que tu es un véritable sage.