Chaque enfant est un être unique, à aucun autre semblable et irremplaçable.
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Je décidai de soumettre tout l'enseignement classique que j'avais reçu à un examen critique, rigoureux, complet et de le confronter avec mes observations personnelles. J'invoquais le grand philosophe en me répétant le phrase de René Descartes : « Ne recevoir jamais aucun chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle. »
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À lire aussi de Robert Debré
Il faut avant tout être instruit ; on ne l'est jamais assez. L'acquisition des connaissances doit être une perpétuelle hantise.
Lorsque l'on sait le peu que vaut le témoignage humain à l'évolution perpétuelle qui modifie toute chose, il convient de se demander dans quelle mesure sont vraies les images du passé, que l'ont a créées en soi-même.
En contant son histoire, ne fait-on pas l'éloge de soi-même ? Complaisant pour les bons sentiments, on laisse dans l'ombre les défaillances, les fautes commises.
C'est en enseignant que je m'instruisais moi-même.
Dans la même œuvre
En contant son histoire, ne fait-on pas l'éloge de soi-même ? Complaisant pour les bons sentiments, on laisse dans l'ombre les défaillances, les fautes commises. Et comment faire un choix, alors qu'affluent à la conscience les souvenirs des événements, grands et petits, des hommes que l'on a connus, des conduites que l'on a tenues ? Et puis, aussi fidèle ou bien exercée qu'elle paraisse, la mémoire est capricieuse.
En contant son histoire, ne fait-on pas l'éloge de soi-même ? Complaisant pour les bons sentiments, on laisse dans l'ombre les défaillances, les fautes commises.
Et comment faire un choix, alors qu'affluent à la conscience les souvenirs des événements, grands et petits, des hommes que l'on a connus, des conduites que l'on a tenues ? Et puis, aussi fidèle ou bien exercée qu'elle paraisse, la mémoire est capricieuse.
Lorsque l'on sait le peu que vaut le témoignage humain à l'évolution perpétuelle qui modifie toute chose, il convient de se demander dans quelle mesure sont vraies les images du passé, que l'ont a créées en soi-même.
La décision de ne plus considérer le français comme langue diplomatique de référence, au moment du traité de Versailles, nous avait bien montré la disparition de sa prédominance, mais nous avions le ferme espoir, en ce temps-là, que notre pensée et son expression bénéficieraient d'une nouvelle faveur grâce à nos gloires militaires et au triomphe des idées démocratiques et de la volonté du progrès social.