Je suis plutôt optimiste. Il y a un homme politique qui a dit : « Je suis optimiste parce que le pessimisme, ça ne sert à rien. » C'est vrai. Anticiper le malheur, c'est le vivre, éventuellement, deux fois. C'est une attitude qui n'est pas très productive.
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Je crois aux vertus de l’optimisme. Ce n’est pas facile, mais ça ne sert à rien d’être pessimiste. Anticiper le malheur, c’est le vivre deux fois. Mieux vaut croire que les choses vont aller mieux.
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Je n’ai juste pas envie qu’on me foute dans un musée. Être un « classique », ça ne m’intéresse pas. Je bouge, je change… Je suis un être humain avec ses contradictions. Je dis un truc puis le contraire…
Je ne compte pas exposer ma sénilité aux gens. Il faut savoir se barrer pour conserver une dignité.
J’ai toujours été motivé par l’idée que certains puissent se laisser pénétrer par un point de vue. C’est ce qui m’est arrivé avec l’art dramatique. A notre petit niveau, il suffit qu’un seul soit touché par ce que l’on défend pour que ce soit mon plus beau cadeau.
J’aborde les rôles avec ma personnalité. Je ne sais pas faire autrement. Mais ce sont des rôles très différents pour moi. Le seul que je revendique pleinement comme étant un décalque de moi, c’est le personnage de Georges dans Cuisine et Dépendances (1993). Il n’y a pas une réplique que moi, Jean-Pierre Bacri, je renierais. Peut-être qu’aujourd’hui j’aborde les personnages avec un peu plus de lenteur. Inconsciemment, ma manière de les jouer a quelque chose à voir avec une forme de maturité.
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Les pédants habitent à la télé, on a l’impression que c’est leur appartement tellement on les voit. Il y a des milliards de Trissotin, de gens qui ont tout compris, qui savent tout mieux que tout le monde. Ce sont surtout les vedettes, les philosophes, les chroniqueurs qui ont la science infuse, contrairement aux autres qui n’ont rien compris.
J’aime mon métier, tout simplement. S’il fallait que je le fasse seulement quand je m’écris des rôles, je ne bosserais pas beaucoup. Alors je travaille. J’ai le luxe financier depuis au moins Cuisine et Dépendances (1993) de pouvoir être exigeant dans mes choix. Je lis un scénar. Il me plaît, il me fait rire, il m’intéresse ; j’y vais. Je ne cherche pas à savoir si ça change ou pas, si je me «mets en danger» ou quoi que ce soit…
J’aime mon métier, tout simplement. S’il fallait que je le fasse seulement quand je m’écris des rôles, je ne bosserais pas beaucoup.
Le public m'identifie beaucoup à mes rôles de râleurs, je ne peux rien y faire. Mais ça ne veut pas dire que je dois être d’accord ou me conformer à cette image. Les gens trouvent que je joue toujours la même chose? Tant mieux pour eux! Je pourrais leur prouver le contraire. Mais j’ai franchement autre chose à foutre. Je connais la névrose des gens, à vouloir tout ranger dans un tiroir. Donc rien d’extraordinaire, il y a des clichés sur moi comme il y en a sur tous les sujets.
Le public m'identifie beaucoup à mes rôles de râleurs, je ne peux rien y faire. Mais ça ne veut pas dire que je dois être d’accord ou me conformer à cette image.