Je ne compte pas exposer ma sénilité aux gens. Il faut savoir se barrer pour conserver une dignité.

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Les pédants habitent à la télé, on a l’impression que c’est leur appartement tellement on les voit. Il y a des milliards de Trissotin, de gens qui ont tout compris, qui savent tout mieux que tout le monde. Ce sont surtout les vedettes, les philosophes, les chroniqueurs qui ont la science infuse, contrairement aux autres qui n’ont rien compris.
J'aime être un menteur réussi. Jouer et être cru, c'est quelque chose d'un peu enfantin. Comme quand on voit une peinture et qu'on dirait une photo.
Quand on sait faire rire intelligemment, on est forcément optimiste. N’imaginez pas pour autant que je suis un demeuré qui se balade dans un monde tout rose. Crime et Délits de Woody Allen, c’est noir, c’est cynique, c’est très pessimiste, mais j’adore. Ça m’aide à mieux comprendre le monde. C’est en ça que je crois à l’optimisme. Quand les choses ont du sens, forcément, ça tire vers le haut.
Le public m'identifie beaucoup à mes rôles de râleurs, je ne peux rien y faire. Mais ça ne veut pas dire que je dois être d’accord ou me conformer à cette image.
J’aborde les rôles avec ma personnalité. Je ne sais pas faire autrement. Mais ce sont des rôles très différents pour moi. Le seul que je revendique pleinement comme étant un décalque de moi, c’est le personnage de Georges dans Cuisine et Dépendances (1993). Il n’y a pas une réplique que moi, Jean-Pierre Bacri, je renierais. Peut-être qu’aujourd’hui j’aborde les personnages avec un peu plus de lenteur. Inconsciemment, ma manière de les jouer a quelque chose à voir avec une forme de maturité.
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