Si j'avais plus d'imagination, j'affabulerais des intrigues.
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Je connus tout ce que vous savez : le printemps, l’odeur de la terre, la floraison des herbes dans les champs, les brumes du matin sur la rivière, et la vapeur du soir sur les prairies. Je traversai des villes, et ne voulus m’arrêter nulle part. Heureux, pensais-je, qui ne s’attache à rien sur la terre et promène une éternelle ferveur à travers les constantes mobilités. — Je haïssais les foyers, les familles, tous lieux où l’homme pense trouver un repos — et les affections continues, et les fidélités amoureuses, et les attachements aux idées — tout ce qui compromet la justice ; je disais que chaque nouveauté doit nous trouver toujours tout entiers disponibles.
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À lire aussi de André Gide
Ainsi parfois, au sein même de l'abjection, tout à coup, se découvrent d'étranges délicatesses sentimentales, comme croît une fleur azurée au milieu d'un tas de fumier.
La foi comporte un certain aveuglement où se complaît l'âme croyante; quand elle échappe aux entraves de la raison, il lui semble qu'elle bat son plein. Elle n'est que dévergondée.
Jamais je n'ai cessé de t'espérer. Avant de m'endormir, chaque soir, je pensais: s'il revient cette nuit, saura-t-il bien ouvrir la porte ?
L'eau sert sans doute aux besoins de la cuisine, après quoi il n'en reste plus pour la propreté.
Dans la même œuvre
Le plus petit instant de la vie est plus fort que la mort, et la nie.
Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n'y projetait déjà une histoire.
Nathanaël, je t'enseignerai la ferveur.
Nathanaël, jette mon livre.
Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre.