J'étais tout pour lui, et nous avons vécu dans une symbiose totale cette vie qui paraît si longue quand on est en train de la vivre, et si courte quand on se la remémore plus tard.

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Les mères ont toujours le coeur plus sensible.
De nos jours, les fesses d'une femme à poil, cela ne vaut plus rien : il suffit de lever la tête pour en voir une paire, on a à peine le temps d'éternuer qu'on tombe sur une deuxième, et on n'a pas de sitôt tourné le coin de la rue qu'on risque de marcher sur une troisième. Mais en ce temps-là, il n'en allait pas de même. C'était un trésor que personne n'aurait échangé contre tout l'or du monde, et il n'y a qu'au toilette qu'on pouvait espérer en mater une. Et voilà comme un petit voyou du genre de Li Guangtou s'était fait pincer la main dans le sac là-bas, et pourquoi un grand voyou comme son père y avait perdu la vie.
A mon avis, mieux vaut vivre simplement. A se battre pour obtenir ceci ou cela, on perd la vie. Voilà pourquoi je suis toujours en vie, moi qui ne suis bon à rien, alors que les autres ne cessent de mourir autour de moi.
Si je meurs, me recommanda-t'elle à plusieurs reprises, il ne faudra pas m’envelopper dans un sac de lin. Ils sont pleins de noeuds que je n' arriverais pas à défaire dans l'autre monde.
C'est dans l'urgence que les situations se débloquent. L'homme ne trouve des solutions que le dos au mur. Avant cela, il n'en trouve pas, ou s'il en trouve il ne sait pas les mettre à exécution.
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La mort ne me fait pas peur, pas du tout. Ce dont j'ai peur, c'est de ne plus te voir.
Nous marchons dans ce silence qui s'appelle la mort. Nous ne parlons plus car notre mémoire n'avance plus. C'est une mémoire coupée du monde, faite de fragments disparates, à la fois vide et réelle. Je sens à mes côtés la marche muette de cette femme qui semble perdue et je soupire sur la tristesse de ce monde enfui.