J'écris sur Auschwitz ; si j'ai été déporté, ce n'était pas pour recevoir le prix Nobel, mais pour être tué ; tout ce qui m'arrive d'autre relève de l'anecdote. Que je n'aie pas eu le prix Nobel est aussi absurde que si je l'avais eu.

À lire aussi de Imre Kertész

La vie est une erreur que même la mort ne répare pas. La vie, la mort : tout est erreur.
L'homme n'est pas fait pour comprendre la vie, mais pour la vivre : par conséquent et dans cette mesure, l'homme est avant tout un être religieux.
La vie s'éloigne de plus en plus ; on la cherche avec une longue-vue.
Le suicide qui me convient le mieux est manifestement la vie.
Et je suis resté dépouillé, les mains vides. Je me suis retrouvé face à mon cauchemar immatériel et informe : le temps. Il tendait vers moi sa bouche bêtement béante, et je n'avais rien à lui fourrer dans le gosier.
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Dans la même œuvre

Dans les relations humaines, le tact est le maximum qu'on puisse atteindre. Vous me demanderez : et l'affection ? Oui, mais il faut la pratiquer avec tact.
A vrai dire, je suis un irrécupérable conservateur. S'il y avait un dieu, je serais croyant.
J'aime la belle vie qu'accompagnent de sombres pensées.
Une chose est sûre : l'ordinateur est une façon de penser, et pas la plus noble qui soit. Ou si on préfère, c'est un langage, et pas le plus poétique qui soit.
La vie s'éloigne de plus en plus ; on la cherche avec une longue-vue.