J'aimerais que celle ou celui qui lira ce petit livre mesure ce qu'il a de déchirant. Il est mon au revoir à ceux que je laisse sur le quai. Il est mon au revoir à mon enfance de petite fille noire en collants verts qui dévale en criant les jardins de Ménilmontant...

À lire aussi de Aya Cissoko

Les morts viennent habiter la place que les vivants n'arrivent pas à peupler.
On considère la boxe comme un sport violent. Mais je trouve, moi, que c’est la vie qui est violente, confie-t-elle. Ce qu’elle inflige sans crier gare est autrement plus douloureux que ce qu’on risque entre les cordes.
On se résigne plus vite à admettre l'injustice et le crime quand ils touchent les pauvres.
Quand on est le personnage d'une tragédie, on ne s'épuise pas à chercher des coupables. On s'efforce tout juste d'aller jusqu'à demain.
Sur un ring, j'éprouve une sorte de bien-être, de quiétude même. Je suis prévenue des coups, je les attends, je les contrôle. Il n'y a personne pour venir me frapper par derrière.
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Dans la même œuvre

Quand on est le personnage d'une tragédie, on ne s'épuise pas à chercher des coupables. On s'efforce tout juste d'aller jusqu'à demain.
On considère la boxe comme un sport violent. Mais je trouve, moi, que c’est la vie qui est violente, confie-t-elle. Ce qu’elle inflige sans crier gare est autrement plus douloureux que ce qu’on risque entre les cordes.
Quand on est le personnage d'une tragédie, on ne s'épuise pas à chercher des coupables. On s'efforce tout juste d'aller jusqu'à demain.
On se résigne plus vite à admettre l'injustice et le crime quand ils touchent les pauvres.
Boxer me prouve, à longueur d'entraînement, que j'existe. Chaque coup reçu, chaque impact, la douleur même, me rappellent que je suis vivante. J'ai mal et je résiste.