Je ne crois en rien. Surtout pas en moi. Parfois, le soir, dans mon lit, je voudrais m'endormir pour l'éternité.
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J'ai vécu, moi aussi, dans des cités. Ce que j'y vois aujourd'hui, ce sont des Maghrébins, des Asiatiques ou des Africains qui vivent avec leur culture, sans être gênés les uns par les autres.
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Je n'ai jamais fait ce métier par vocation. Ma vocation, c'est aventurier. Explorateur de l'existence. C'est ce qui me rend libre.
Parfois, les acteurs m'emmerdent quand ils cherchent des trucs de jeu qui ne servent à rien. Ils ont peut-être peur. Les grands acteurs sont ceux qui ont vécu.
Je suis un Stradivarius dans une carrure de camionneur.
Aujourd'hui je ne sais pas qui recevrait Bunuel ou Ferreri, ils ne trouveraient pas grand monde pour les écouter, encore moins pour monter leurs films.
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Que ça s'appelle « Nuit debout » ou « Assis sur la cuvette des chiottes » , c'est pareil. T'as des cons qui vont comparer à Mai 68, mais qu'est-ce que ça change ?
Dans les cinquante ans, la France, je la vois comme un grand parc touristique.
Il y a longtemps que la télévision a envahi la Croisette. J'ai connu le Festival de Robert Favre Lebret, celui de Maurice Bessy. Le dernier des Mohicans étant Gilles Jacob. Aujourd'hui, le fric prend toute la place, on est loin du cinéma.