J'ai reçu un large livre relié, tout mince, que j'aime beaucoup feuilleter, j'aime écouter quand on me lit ce qui est écrit en face des images...

À lire aussi de Nathalie Sarraute

Vous savez ce que vous avez? Vous ne vous aimez pas... comme si ne pas s'aimer, soi, était une tare, une maladie... Chacun d'eux est sain, normal, chacun d'eux s'aime, et nous... on ne s'aime pas.
C'est vraiment de première qualité. Et si on vous disait le prix... Non, mais dites un chiffre... Elle hoche la tête, l'air appréciateur, étonné: «Ah! ça en effet, c'est donné».
Ils se tiennent en demi-cercle, serrés les uns contre les autres au coude à coude.
Je n'avais pas le temps, j'étais pressée... Les gens se figurent qu'on doitêtre toujours à leur disposition, ils sont drôles...
Allons, un peu de courage, il est temps d'aborder la vie en adultes... Pousse-le donc un peu à travailler, à avoir un peu plus d'ambition...
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Dans la même œuvre

J'aimais rester auprès d'eux, seulement les écouter sans comprendre, jusqu'au moment où leurs voix devenaient étranges, comme de plus en plus lointaines, et je sentais confusément qu'on me soulevait, m'emportait...
Cette image immuable, j'ai envie de la palper, de la caresser, de la parcourir avec des mots, mais pas trop fort, j'ai si peur de l'abîmer.
Il referme le cahier, il me le rend et il dit : Avant d'écrire un roman, il faut apprendre l'orthographe.
Je savais que ces mots tu m'aimes, je t'aime étaient de ceux qui le feraient se rétracter, feraient reculer, se terrer encore plus loin au fond de lui ce qui était enfoui... Et en effet, il y avait de la désapprobation dans sa moue, dans sa voix...