Il y a des gens qui n'étaient que des impostures et qui sont partis avec une image qu'ils ne méritaient pas. Comme le commandant Cousteau qui m'a laissé un très mauvais souvenir. Il était antipathique et prétentieux. Je ne donnerai pas d'autres noms. L'important, c'est qu'ils sachent que je sais. Je ne veux pas passer pour un idiot.
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J'ai compris que le vedettariat, c'est bidon. Vous mettez une vache à la télé, c'est la vache la plus célèbre. La plus grande vedette de la télé, c'est la télé; quand on oublie ça, on disjoncte
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Être devenu le présentateur des seniors, c'est très valorisant. Il n'y a pas un sous public.
J'ai voulu avoir la reconnaissance de l'establishment. J'ai fait des émissions très populaires, qui ont fait passer au deuxième plan ma formation du début, journaliste. Les intellectuels m'ont considéré comme le fils de Guy Lux, car ce que je faisais n'intéressait pas les faiseurs d'opinions. Il faut quand même que je leur montre ce que je sais faire. Je ne suis pas qu'un homme à paillettes, j'ai la carte de presse 22177.
Laurent Delahousse n'est pas un mec bien. Il a demandé ma place pendant près de dix ans. Chaque saison, il menaçait la direction de partir s'il n'avait pas le 19 heures alors que j'étais une locomotive pour son journal. Au départ, je ne le croyais pas. Jusqu'au jour où il l'a dit ouvertement. Ça m'a peiné. J'ai trouvé ça surréaliste. Il a été d'une inélégance incroyable. C'est même le ballon d'or de la discipline. Et en interne, je ne suis pas le seul à le penser. A l'époque, je lui ai écrit. Il a essayé de me faire croire qu'il était la courtoisie incarnée. Je n'ai aucune rancune, mais j'ai de la mémoire.
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Mon père ne voulait que des numéros un, un grand musicien, un intellectuel, un médecin; moi, j'étais totalement déconnecté de la réalité scolaire.
Ma première fêlure, c'est ça, ne pas faire ce dont je rêvais. Je voulais faire comme lui. J'ai essayé de me rapprocher le plus de mon père, du médecin de famille, je suis sûr que le rapport que j'ai avec les gens vient de là.
Je sais bien que j'ai cette image de gentil, frisant la complaisance.