Il faut se méfier de la désillusion. C'est une main qui lève le couvercle, libère les questions assassines.
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Inutile d'attendre des mots d'amour. Ma mère n'en a jamais prononcé. Cela ne m'attriste pas. Mon époque ménage les mots. Elle les respecte trop pour en abreuver les foules, les utiliser à tort et à travers.
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Comment font les souvenirs pour ne jamais mourir tout à fait ?
On reconnait même l'homme de pouvoir à ce qu'il peut afficher l'exact contraire de ce qu'il ressent. Voilà pourquoi le rôle de souverain n'est pas fait pour les hommes intègres, ce que je suis, ce que j'étais, avant toi.
J'aime la colère parce qu'elle a toujours quelque chose à révéler.
Écrire un poème, c'est s'offrir une trêve. Mieux : le rêve de ce qu'on ne sera pas. Les guerriers y abaissent leurs armes. Les pillards s'y découvrent mécènes. Les laides s'inventent ravissantes et les lâches, en quelques vers, tracent de grandes histoires de courage.
Dans la même œuvre
Dans les yeux de ma mère, je vois des choses qui me terrassent. Je vois d'immenses conquêtes, des maisons vides et des armures. Elle porte en elle une colère qui me condamne et m'oblige à être meilleur.
Voilà, Richard, pourquoi j'estime la foi et déteste la religion. La première grandit l'homme, la seconde l'affole
La foi est une affaire intime. Et l'intime, par définition, n'est pas une question collective...
Je l'ai vérifié bien des fois, il n'y a pas plus dangereux qu'un homme humilié. C'est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux.»
C'est un conseil de ma mère : « Tue ou laisse la vie. Mais ne blesse pas. Un homme blessé devient un animal dangereux.»