Le soleil se couche. Les armes se réveillent. Ce soir encore on détruit. Ce soir encore on tue. Le matin. Il pleut. Il pleut sur la ville et ses ruines.
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Il y a tout juste quelques instants, tu avais le coeur gros. Tu étais prêt à parler à n'importe qui de n'importe quoi. Voilà enfin quelqu'un à qui tu peux livrer ton coeur, quelqu'un dont le regard est déjà un réconfort. Dis quelque chose !
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L'exil ne s'écrit pas. Il se vit. Alors j'ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle. Pour les sublimer, les vénérer.
Du corps par le corps avec le corps depuis le corps et jusqu'au corps.
L'invisible est l'expression poétique de ce qui est absent, et certainement pas inexistant. Absent parce qu'il est ailleurs, là où je ne suis pas, ou je n'y suis plus. Ou bien, il est à l'endroit où je ne sais explorer au tréfonds de moi-même.
Quand c'est dur d'être femme, ça devient dur aussi d'être homme !
Dans la même œuvre
Il faudrait pouvoir dormir comme un nouveau-né, sans images, sans souvenirs, sans rêves. Comme un nouveau-né, reprendre la vie au commencement.
Tu sais bien, mon ami, dans ce pays, si tu te demandes pourquoi, il faut commencer par faire parler les morts dans leurs tombes.
Tu es incapable de décrire ton chagrin : il na pas encore pris forme. C'est encore trop tôt. Si seulement il pouvait se dissiper avant même de prendre forme, disparaitre...
Les temps sont durs. Les hommes ont perdu toute dignité. Le pouvoir est leur foi, au lieu que la foi soit leur pouvoir. Il n'y a plus d'homme digne de ce nom, il n'y a plus d'hommes valeureux.