C'est très protecteur de dire du mal de soi, surtout si l'on sait trouver les bonnes formules: elles vous habillent.
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Il venait de découvrir que certaines joies - sans doute les plus essentielles - ne peuvent être partagées, ni même racontées elles nous constituent au même titre que nos yeux ou notre colonne vertébrale elles font de nous ce que nous sommes.
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J'ai l'impression que la musique exprime le monde où on vit, c'est-à-dire la partition sentimentale de l'existence, l'espèce de réalité vitale qui nous lit au monde et aux autres. Je trouve que souvent la musique dit la vérité.
Une fois qu'on consent au mystère, on gagne, on gagne en légèreté.
La souffrance n'est pas une occasion de haïr, c'est une occasion d'aimer. C'est la seule chose que nous apprend la mort: qu'il est urgent d'aimer. Rien ne supprime le chagrin; mais le vrai coeur le rend utile et bénéfique.
La vie nous hache, nous disperse, nous atomise, elle nous refuse la pureté du trait.
Dans la même œuvre
Le bonheur se fortifie du malheur des autres.
Comment peut-on commander les hommes si l'on n'appartient pas soi-même à l'humanité?
Comment mieux convaincre qu'on a raison sinon en montrant qu'on est en train de mourir pour sa vérité?
Ce n'est pas tout, le savoir-faire. Encore faut-il le faire savoir.
Imaginez un voyant isolé dans un monde d'aveugles: les aveugles n'auraient pas l'idée que le voyant puisse voir, ils le sous-estimeraient, ils n'envisageraient ni sa force ni sa capacité de nuisance.