Elle mettrait toujours sa vieille bouilloire cabossée sur le camping-gaz pour préparer son thé amer.
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Il nous montre la dynamo reliée à la turbine par des fils et des courroies. Dans la pénombre, les engrenages brillent d'un éclat étrange.
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On dit: «... Et toi, tu veux mon poing dans la gueule? Imbécile, va! Et lui, alors? Il traverse ou il traverse pas? Enfoiré, va! Espèce de vérolé!».
Les hommes qui ressemblent à la terre, les hommes qui sont pareils aux arbres, les hommes qui ont la peau couleur de terre, les femmes qui ont la peau couleur de maïs, ceux qui ne vivent que par le pain et l'eau ne sont jamais vaincus.
Quand on a vu un noyé, une fois, à peine retiré de l'eau, encore couché sur la route, on n'a pas grand-chose à ajouter. Surtout quand on a compris pourquoi il y a des gens qui se noient, certains jours. Le reste ne compte pas. Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau temps, que ce soit un enfant ou un homme, ou une femme nue avec un collier de diamants, etc., cela indiffère. C'est l'espèce de décor d'un drame permanent. Mais quand on n'a pas compris, par exemple. Quand on se laisse distraire par les détails qui semblent justifier l'événement, lui donner une réalité, mais qui n'en sont que la mise en scène ; alors, il y a beaucoup à dire. Ils s'arrêtent, descendent de leurs automobiles, et les voilà qui entrent en jeu. Au lieu de voir, ils composent. Ils se lamentent. Ils prennent parti pour l'un, ou pour l'autre. Ils élucubrent et écrivent des poèmes.
A Selma, toujours dans l'Alabama, où se déroule actuellement une campagne intégrationniste, en faveur du vote des Noirs, neuf jeunes Noirs ont été arrêtés sous des prétextes divers.
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Est-ce que ce sont des aérolithes? - A travers les feuillages, je vois les étoiles filantes glisser silencieusement dans le ciel glacé ...
L'intérieur du bateau n'est qu'une seule grande cale, dont la partie centrale est occupée par les caisses et les ballots de marchandises, et l'arrière par les matelas à même le sol où dorment les marins.
Le baromètre est tombé. Incroyable, terrifiant. Jamais il n'avait vu le baromètre descendre aussi bas, aussi vite.
Le vent tourbillonne et m'enivre, et je sens le goût salé des embruns quand la vague couvre l'étrave.
Chaque après-midi, quand le jour décline, je suis à la poupe du navire, et je regarde le sillage qui brille. C'est l'instant que je préfère, quand tout est paisible, et le pont désert, à part le timonier et un marin qui surveille la mer.