Il voulait que l'amour le fasse sortir de lui-même, qu'il soit une sorte d'épiphanie perpétuée, un arrachement, une mue.
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Il ne pensait pas qu'il vivrait suffisamment longtemps pour voir la guerre se présenter de nouveau à sa porte. Il s'était dit, naïvement : à chaque génération la sienne.
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La maison où il n'y a plus de mère, dit le proverbe kabyle, même quand la lampe est allumée, il y fait nuit.
En riant comme s’il s’agissait d’un vers obscène ou d’un gros mot qu’elle ne devrait pas prononcer, elle cite Marx : Il faut repartir à l’assaut du ciel. C’est peut-être à ce moment que Hamid tombe vraiment amoureux, quand il comprend que pour Clarisse, il a le droit à l’immensité - comme tout le monde.
Elle pensait que chaque être et chaque action étaient une note de violon dans la grande symphonie de l'existence.
Il y a des vies minuscules mais d'autres sont immenses, elles ont embrassé toutes les dimensions du monde.
Dans la même œuvre
L'amour, c'est bien, oui, dit Ali à son fils, c'est bon pour le cœur, ça fait vérifier qu'il est là. Mais comme la saison d'été, ça passe. Et après il fait froid.
Pendant les journées de gueule de bois, elle touche du doigt l'extrême difficulté que représente être vivant et que la volonté réussit d'ordinaire à masquer.
En montrant qu'on est riche, on le devient moins. Ni Ali ni ses frères ne penseraient à mettre de l'argent de côté pour le faire "fructifier" ou pour les générations à venir, pas même pour les coups durs. L'argent se dépense dès qu'on l'a.
L'affection du commerçant pour Hamid ne parvient pas à briser l'un des interdits tacites de la société coloniale : la séparation du domaine public et du domaine privé. C'est toujours dans l'épicerie que l'on accueille le petit garçon et son père, jamais dans l'appartement au-dessus.
Il lui paraît également évident que Hamid n'aura de choix dans la vie que s'il a reçu une éducation. C'est pour lui la seule arme dont dispose un fils de paysan.