Il ne faut pas oublier que nos sens sont fortement sollicités pendant cette période, avec les vitrines des magasins, les décorations dans les rues, la publicité… Notre subconscient est bombardé de stimuli. Pour une personne qui n'aiment pas Noël parce qu'elle sait qu'elle sera seule, qu'elle a vécu une séparation ou un deuil ou qu'elle est sans ressources, ces stimuli sont une source permanente de conflit entre l'injonction sociétale d'être gai et sa situation réelle. Et puis, Noël ramène à la surface toutes les joies mais aussi toutes les ombres de l'enfance.

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Dans ce pays, les gens n'étaient pas curieux. A force de fixer les écrans de leurs tablettes et de leurs smartphones et d'éviter le regards des autres, ils se comportaient comme des zombies.
Les morts ne parlent pas. Les morts ne pensent pas. Les morts sont morts, tout simplement. Mais la seule vraie tombe, c'est l'oubli, songea-t-il.
Dans de monde technologique et interconnecté, les interstices de liberté et de pensée authentiques se faisaient de plus en plus rares. A quoi correspondait cette frénésie d'achats, cette fascination pour les gadgets les plus superflus ? Pourquoi un membre d'une tribu de Nouvelle-Guinée lui paraissait-il désormais plus sain d'esprit et plus avisé que la plupart des gens qu'il côtoyait ? Était-ce lui ou bien, comme le vieux philosophe dans son tonneau, contemplait-il un monde qui avait perdu la raison ?
Ce qu'il y a de plus important quand on a seize ans, ce n'est pas tant d'être, c'est d'avoir l'air .
Et Victor Hugo en devient lumineux : « Ami est quelquefois un mot vide de sens, ennemi jamais » !
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L'opéra, c'est le domaine de l'émotion pure. Quand la passion, le chagrin, la souffrance, la folie atteignent un tel degré de saturation que les mots deviennent impuissants à les exprimer. Que seul le chant y parvient. Cela dépasse les limites de l'entendement, de la logique : c'est indescriptible...
C'était quoi la phrase d'Audiard déjà ? « Heureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière. »
Avec le développement d'Internet, les stalkers – un anglicisme pour désigner les harceleurs névrotiques – pouvaient désormais débusquer leurs cibles hors du cadre familial ou de l'entreprise. Le Web avait démocratisé cette activité-là aussi : on ne s'en prenait plus seulement à des personnalités en vue, comme Madonna ou Jodie Foster ; tout le monde pouvait devenir la cible de tout le monde…
Noël ramène à la surface toutes les joies mais aussi toutes les ombres de l'enfance.
Une enquête au long cours, c'était comme un nouvel alphabet à déchiffrer : certains mots étaient plus importants que d'autres mais au départ, rien ne permettait de les distinguer.