Il ne faut jamais affoler une population quelle qu'elle soit.

À lire aussi de Jean Giono

Les hommes sont les êtres les plus faibles du monde parce qu'ils sont intelligents. L'intelligence est exactement l'art de perdre de vue.
Il est plus facile de croire à l'héroïsme social que de conformer sa vie aux exigences terribles de l'héroïsme individuel.
Les choses se transforment sous nos yeux avec une extraordinaire vitesse. Et on ne peut pas toujours prétendre que cette transformation soit un progrès. Nos belles créations se comptent sur les doigts d'une main, nos destructions sont innombrables.
Nous vivons en des temps d'impureté et de désespérance si grandes qu'on a cru parfois que nous avions atteint les temps d'absinthe marqués par les prophètes. Vous autres, séparés de ces temps par l'absence d'illogiques désirs, maîtres d'un travail qui suffit à entretenir l'admirable pauvreté, vous ne pouvez vous imaginer la misère morale des meilleurs d'entre-nous, la misère physique d'un peuple soumis à des lois arbitraires.
Quand on est malade, rien chante plus fort que l'envie de guérir.
Toutes les citations de Jean Giono →

Dans la même œuvre

La chaleur pétillait sur les tuiles. Le soleil n'avait plus de corps; il était frotté comme une craie aveuglante sur tout le ciel; les collines étaient tellement blanches qu'il n'y avait plus d'horizon.
(La mélancolie) enlève l'appétit, le goût, noue les aiguillettes.
L'odeur aigre des sèves que la chaleur faisait éclater dans des fentes le long des troncs des alisiers sauvages.
Le long de hauts rochers anfractueux, coulait l'odeur des nids pourris abandonnés par les éperviers.
Je ne crois pas que les révolutions soient des assassinats, ou alors je m'en désiste. On le sait. C'est pourquoi on tire sur moi à boulets rouges, des deux côtés.