Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi.

À lire aussi de Christian Bobin

Je vais traverser cet hiver en silence, on ne peut s'approcher d'une rose rouge qu'en silence. J'ai au coeur un tourment de bois noir, je vais laisser tout ça virer au rouge et au clair.
La création, par l'invention d'une forme close, protège, recueille le réel. L'industrie - et la télévision n'est que cela - détruit, et avec elle grandit, non pas une civilisation, mais bien une barbarie de l'image.
Etre vivant, c'est être vu, entrer dans la lumière d'un regard aimant.
Il faut ... vouloir ce que l'on aime, et il faut le vouloir d'une volonté profonde, pure de toute impatience, comme obscure à elle-même.
Mon pays fait vingt et un centimètres de large, sur vingt-neuf de long: une feuille de papier blanc.
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Dans la même œuvre

Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient.
Le bonheur va avec le malheur, la joie va avec la peine. Ce qui vous arrive ne va avec rien, ou bien avec tout.
Au lever de la vie, à l'aurore des yeux, on avale la vie par la bouche, par les mains, mais on ne tache pas encore ses yeux, avec de l'encre.
La muraille entre les riches et les pauvres est visible. Elle peut se déplacer ou s'effondrer par endroits. La muraille entre les lecteurs et les autres est bien plus enfoncée dans la terre, sous les visages.
A quoi reconnaît-on les gens fatigués? A ce qu'ils font des choses sans arrêt.