Il n'y a que les Suisses dont j'aurais du mal à raconter quoi que ce soit: ils sont heureux dans leurs montagnes à élever des vaches et des comptes en banque.

À lire aussi de Jean d Ormesson

Cette vie foisonnante de l'histoire est si merveilleusement riche qu'elle réduit à néant les inventions sans génie d'une imagination essoufflée.
Personne ne sait jamais ce qu'on gagne avec une naissance. On n'y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu'on perd.
La naissance est le lieu de l'inégalité. L'égalité prend sa revanche avec l'approche de la mort.
Nous ne sommes, dans le présent, que souvenir et projet.
Qu'est-ce qu'ils nous apprennent, Aragon, et Yourcenar, et Borges, et Cioran, et les autres ? Que, selon la belle formule de Pessoa, la vie ne suffit pas et que la littérature est là pour nous élever un peu au-dessus de nous-mêmes.
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Dans la même œuvre

La science est une tâche infinie. Le tout est un rébus, une devinette, une interrogation béante, une énigme. Pour avancer dans cette énigme aussi loin que possible, nous avons une seule ressource: notre pensée. Et un seul outil: la science.
Ce qu'il y a de mieux dans ce monde, de plus beau, de plus excitant, ce sont les commencements. L'enfance et les matins ont la splendeur des choses neuves. L'existence est souvent terne. Naître est toujours un bonheur.
Ce monde inépuisable, il n'existe que deux voies pour tenter d'en rendre compte: l'art et la science.
Le temps est une parenthèse, une illusion, un songe, et peut-être un mensonge.
Longtemps je me suis promené dans le monde, mains dans les poches, le nez en l'air. Et le monde est beau.