Une inspiration, c'est comme le fer, il faut la battre tant qu'elle est encore chaude.
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Il n'y a pas de vérité irréfutable, il n'y a que des certitudes. Lorsque l'une s'avère être infondée, on s'en forge une autre et on s'y verrouille contre vents et marées.
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À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra
Une mère, c'est une présence que ni l'érosion du temps ni les défaillances de la mémoire ne peuvent altérer.
Si la ville était une illusion, la campagne serait une émotion sans cesse grandissante chaque jour qui s'y lève rappelle l'aube de l'humanité, chaque soir s'y amène comme une paix définitive.
Là où sévissent les hommes, le Seigneur est disqualifié. Ce n'est pas juste de l'accabler des méfaits que nous sommes seuls à rendre possibles.
La vie est une succession d'ambiguïtés et de bravades. On y apprend tous les jours, et tous les jours on efface son ardoise pour un nouvel exercice. En réalité, il n'y a pas de vérité irréfutable, il n'y a que des certitudes. Lorsque l'une s'avère être infondée, on s'en forge une autre et on s'y verrouille contre vents et marées. La survivance est un naufrage dont le salut repose sur l'entêtement et non sur la providence. Il y a ceux qui abandonnent, et ceux-là sont morts, et d'autres qui revoient leur copie... Me vient à l'esprit l'image du marabout-guerrier agonisant sur son lit de camp, le faciès taillé dans un parchemin. Sa voix chevrotante m'atteint dans un soupir d'outre-tombe. Que me disait-il ? Ça me revient ; il disait : « Pour qu'un coeur continue de battre la mesure des défis, il lui faut pomper dans l'échec la sève de sa survivance ».
Dans la même œuvre
Celui qui ne voit l'Afrique qu'une seule fois dans sa vie mourra borgne.
Il n'y a rien de grave dans la vie, sauf le tort que l'on commet.
Si vivre se limitait à exister pour soi, qu'aurais-je de plus que les arbres qui se dénudent en hiver et se couvrent au printemps tandis que je fais l'inverse?
Pour qu'un coeur continue de battre la mesure des défis, il lui faut pomper dans l'échec la sève de sa survivance.
La vie est une succession d'ambiguïtés et de bravades. On y apprend tous les jours, et tous les jours on efface son ardoise pour un nouvel exercice.