Il n'y a pas, a-t-il dit un jour, de vie noble et supérieure, si l'on ne sait pas qu'il existe des diables et des démons et si on ne les combat pas constamment.

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Et voilà pourquoi je commence à croire qu'il n'est pas de plus grand ennemi du vrai savoir que de vouloir savoir à tout prix, d'apprendre.
La vieillesse ne devient médiocre que quand elle prend des airs de jeunesse.
Chacun sait bien, dans un recoin de son âme, que le suicide représente une issue, mais que celle-ci n'est qu'une solution de fortune, un peu mesquine et illégitime. Au fond, ils est plus noble et beau d'être vaincu et abattu par la vie que par soi-même.
Le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n'est pas de nous aigrir, de nous faire perdre nos valeurs et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier.
Seul me semblait encore précieux cet espoir: parvenir, par mon travail, ma contribution au souvenir de cette grande époque, à me purifier un peu moi-même et à me racheter, à renouer les liens avec l'Ordre et avec ce que j'avais vécu.
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Dans la même œuvre

Rien, dit-il, ne permet plus facilement à deux êtres de devenir amis que de faire de la musique.
Chacun de nous n'est rien de plus qu'humain, rien de plus qu'un essai, une étape.
La seule chose qui importât était à présent de parcourir fidèlement et tout droit le chemin tracé, non de le comparer avec celui d'autrui.
C'était beau et assez séduisant que d'exercer un pouvoir sur des hommes et de briller devant autrui, mais c'était aussi une tentation diabolique et dangereuse.