Après avoir hésité, j’ai laissé aussi des notations personnelles, voire très privées, qui humanisent le propos. Il aurait été facile de réécrire ma « petite » histoire. Mais il est utile, je crois, de montrer que les hommes politiques ne sont pas désincarnés. Leur vécu arrive en résonance avec les événements qui les assaillent au quotidien.
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Il n’est pas inutile d’apprendre comment ne jamais se résigner à l’injustice quand on est innocent.
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Il vaut mieux visiter Vérone accompagné d’une jolie femme.
On ne peut offrir quelque chose qui ne nous appartient pas...
Les mots sont des amis. Ils m’ont souvent aidé à surmonter les blessures de la vie. Je les ai laissés venir tels qu’ils se présentaient. Ces textes dénotent aussi une certaine liberté de ton que je n’ai pas cherché à corriger.
Ce qu'il y a de meilleur dans l'avocat, c'est qu'il soit là quand il n'y a plus personne.
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Quand on mène une vie publique, il faut s’attendre à ce que les coups pleuvent, même si je dois reconnaître que je n’imaginais pas que ce soit si violent...
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l’on juge à tort subalternes.
Le pouvoir masque la réalité du quotidien. On ne voit plus la vie comme un simple citoyen, car on est dans un « rôle », celui que vous octroie généreusement la République.
Quand on sait que l’adversaire arrive au point faible du dossier qui risque d’embarrasser la défense, il faut faire diversion parfois de façon banale : faire tomber son stylo et le chercher ostensiblement. L’attention est détournée. Le fil est rompu. Mais il faut le faire intelligemment. Là, j’y étais « pour mon compte » !
Dans les pays arabes, il est indispensable de prendre soin des palabres, qui sont plus un témoignage de politesse que de déférence à l’égard de son interlocuteur, qu’il soit souverain ou palefrenier. Il n’est pas convenable d’aborder tout à trac les questions qui se posent.