Il est toujours difficile de dire ce qu'on perd et ce qu'on gagne à choisir t'elle voie plutôt que telle autre. Mais on ne revient pas en arrière à volonté. Ou alors on devient une de ces épaves qui, à force de ne jamais choisir, finissent par vieillir sans avoir vécu.

À lire aussi de Bernard Pingaud

Il ferma les yeux et souhaita de toutes ses forces être un arbre, ou une pierre, ou un simple brin d'herbe ancré dans la terre. Rêvait-t'il ?
Mais c'est qu'il est peut-être impossible de parler de la vraie musique, celle qui impose sa pure présence, comme une âme délivrée de toute contrainte charnelle, dans un espace et un temps qu'elle invente en même temps qu'elle s'y déploie.
Finir un livre est comme fermer une porte. On n'est jamais certain que le moment soit venu de sortir.
L'auteur et son roman : couple infernal. Qui est le maître de l'autre ?
Les écrivains sont incorrigibles : même quand ils parlent de se taire, ils ne résistent pas à la tentation de raconter leur silence.
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Dans la même œuvre

On n'a pas le droit d'être fidèle pour rien, pour la seule gloire de la fidélité.
Cette grange, c'est pour nous qu'elle à était bâtie. Je la meublerai des plaisirs de tes songes . A toi sera le silence dont je suis le tisserand, à toi l’écoulement tranquille du temps qui glissera sur ton visage sans le tenir et fera mûrir les arbres du bonheur dont nous posséderont les fruits.
S'il fallait un jour sacrifier ce qu'elle avait de meilleur, elle offrirait cela : une seconde chance de confiance très pure, volées à l'éternité .
Il ferma les yeux et souhaita de toutes ses forces être un arbre, ou une pierre, ou un simple brin d'herbe ancré dans la terre. Rêvait-t'il ?