Il dit tout ça, sans élever la voix. Il est rare qu'il élève la voix. Ses colères s'épanouissent dans un caisson étanche. Quand il est en colère, il est le seul à le savoir.

À lire aussi de Marc Dugain

J'hallucine. Ils préparent un référendum en France. Comme si quelque chose allait changer. Ces gens-là n'ont plus le pouvoir et ils font semblant.
Nous avions réussi le prodige de ne jamais définir précisément ce qu'était le communisme. C'était un terme général sur lequel nous appuyions pour dénoncer tout comportement, toute attitude, toute pensée, toute intention déviants.
Le monde ne va jamais. La plupart du temps il fait semblant. Et tout le monde s'en accommode. Plus ou moins bien.
Ce qui différencie l'animal de l'homme, c'est que l'animal ne fait aucune place au futur. Dans mon cas, ce serait une commodité. Mais le présent n'apporte aucun soulagement non plus.
Cela peut paraître un peu stupide mais il ressent un vrai plaisir aux compromis. Si chacun acceptait de faire la moitié du chemin, il est convaincu qu'on éviterait les conflits.
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Dans la même œuvre

La source de tous les problèmes, ce qui nous mène à la catastrophe, c'est l'appropriation. Chacun ne pense qu'à accroître son territoire et à s'approprier le fric et les femmes des autres.
Ca m'a foutu les jetons de réaliser que la psychiatrie n'est pas une science exacte et qu'on ne guérit pas à tous les coups.
Sans culpabilité, il n'y a pas de civilisation, ..., on redevient des animaux.
La nature ne connaît ni le silence ni le bruit. Ce n'est pas comme en ville, ce qu'on entend va toujours dans votre sens, celui de votre apaisement, pour peu que vous ayez confiance dans la vie sauvage.
Dès que l'idée du compromis a germé dans votre esprit, la violence a perdu.