Marina continuait d'écrire dans le livre que je lui avais donné, mais elle ne m'en laissait pas lire une ligne.
❧
Il croyait que nous appartenions à un grand ensemble et que, en quittant ce monde, nos souvenirs, nos passions, ne se perdaient pas. Pour lui, ils devenaient les souvenirs et les passions de ceux qui prennent notre relève.
◆
À lire aussi de Carlos Ruiz Zafón
Dans ce monde, on pardonne tout, sauf la vérité.
L'incompétent se présente toujours comme expert, le cruel comme pitoyable, le pécheur comme dévot, l'usurier comme bienfaiteur, l'arrogant comme humble, le vulgaire comme distingué et l'abruti comme intellectuel.
Les amusements sont comme le laudanum: ils nous élèvent au dessus de la misère et de la douleur, bien que ce soit seulement pour un instant.
La mort a toujours cet effet: elle ne laisse personne à l'abri de la sensiblerie. Face à un cercueil, tout le monde devient bon et ne voit plus que ce qu'il a envie de voir.
Dans la même œuvre
La vieillesse est la vaseline de la crédulité.
Toutes les fois qu'un livre change de main, toutes les fois que quelqu'un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort.
L'incompétent se présente toujours comme expert, le cruel comme pitoyable, le pécheur comme dévot, l'usurier comme bienfaiteur, l'arrogant comme humble, le vulgaire comme distingué et l'abruti comme intellectuel.
Tout n'est que plaisanterie dans cette vie. C'est juste une question de perspective.
Le temps guérit tout, pensai-je, sauf la vérité.