Il avait été soigné par une doctoresse qui lui racontait des histoires de dépassement de soi, de métamorphoses. À son tour, il encourageait ses patients à muscler leur imagination pour combattre la maladie au quotidien.

À lire aussi de Mathias Malzieu

Il y a de l'anesthésie sur les tartines. On en a mis partout, pour que personne n'explose.
Mais le pire, c'est de se réveiller au beau milieu de la journée dans ce cimetière pour vivants. Personne ne lit, tout le monde bâille devant la télé. C'est le temps des heures flasques, des horloges molles à la Dali.
Tasser son coeur au fond du cerveau pour arriver à réfléchir à ces absurdités dérisoires.
Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien ? Du vide ? de la nuit, des choses de ciel, du réconfort ?
Je n'ai pas réussi à tordre les horloges, je n'ai pas réussi la magie, ni l'amour ni la médecine ni rien.
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Dans la même œuvre

Rapetisser devant l'immensité du monde, s'exposer au sublime. Vérifier la houle comme on vérifie son courrier, partir pour se retrouver. S'inventer de nouveaux souvenirs. Se donner les moyens d'être surpris. Imaginer et travailler dur pour réduire l'écart entre rêve et réalité. Souder. Se souder. Résister. Tenir. Soutenir. Résister. Ne plus se contenter de regarder, apprendre à voir. Trouver. Se retrouver. Se perdre. Perdre. Donner. Recommencer. Vivre en accéléré pour tenir en équilibre entre le futur et le passé.
L'ingrédient magique, c'est l'amour. Car il permet la cristallisation du rêve. Saupoudrez le tout d'une pincée de surprise, et votre vie aura un goût exquis.
Paris s’était endormi sans se démaquiller. Il lui restait quelques étoiles au bout des branches.
Le ciel est la salle de bain d'un dieu bordélique qui laisse traîner ses cotons partout.
Le son d'un instrument qui se brise vous arrache le coeur. C'est un des plus tristes bruits de l'histoire des bruits.