Il avait la sensation que sa tête butait contre les nuages, tellement ils étaient bas, et qu'ils essayaient d'expulser des petits flocons tout biscornus, des gros et des moins gros allant se poser délicatement au sol sur la couche de neige déjà formée, sans que rien de vivant ne soit responsable de ce mouvement-là.

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La morale et toutes ces conneries qu'on nous apprend à l'église, ça a jamais rendu les gens moins malheureux.
L’adolescence sonne le glas de l’enfance. La difficulté, c’est de refuser les schémas promis, tout en sachant qu’on n’y échappera pas. Cet aveu d’impuissance-là, cette défaite-là, cette lucidité-là. Alors à quoi bon passer à l’âge adulte et constater son échec ?
Faut croire que ce qu'on a vécu enfant rien ni personne peut le retirer, que c'est pour toujours dedans.
Le problème avec les choses qui vous font du bien, c’est que vous avez envie de les refaire, même et surtout quand vous savez plus être en mesure de les refaire.
Il prit alors conscience qu'il y avait bien pire que détester quelqu'un pour ce qu'il avait fait : le détester pour ce qu'il n'avait pas fait.
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Les apparences ont la vie dure et on leur fait dire aussi ce qu'on veut bien.
C'est un drôle de cadeau, la vie... ça se refuse pas, n'empêche, on se demande parfois si y aurait pas mieux à faire que de l'ouvrir sans savoir ce qu'il y a dedans.
On te dira qu'il faut prendre la vie comme elle vient... conneries... la vie, c'est elle qui te prend, sans te laisser le choix, et par les couilles, encore. Le temps qui passe fait que la mémoire s'use un peu, mais le problème, c'est qu'elle s'use pas sur les mauvaises choses qu'on a vécues, elle s'attarde plutôt sur les bonnes, plus tendres.
Les morts, on a l'habitude de leur pardonner bien des choses, même des choses qu'on ne devrait pas.
Il arrive fréquemment que la vie rencontre la mort plus tôt que prévu, et personne n'y peut grand-chose.