Les morts, on a l'habitude de leur pardonner bien des choses, même des choses qu'on ne devrait pas.

À lire aussi de Franck Bouysse

Par-delà une clôture grillagée sur laquelle de petits escargots endormis pendaient tels des flotteurs sur un filet de pêche, l'espace se prolongeait en une prairie recouverte de givre.
Il se demande si la condition ultime de tout homme, face à une femme, est d’évoluer dans une forme de déséquilibre.
En cet instant, son ultime projet était d'épouser le ciel, après avoir rompu ses fiançailles avec cette nature maquillée.
C'est cette nuit-là que j'ai compris que ça voulait rien dire, dormir, que c'étaient rien que des petits galops plus ou moins réussis, que la vraie course qui s'arrête jamais, c'est la mort.
Être lâche, c’est pas forcément reculer, ça peut simplement consister à faire un pas de côté pour plus rien voir de ce qui dérange.
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Dans la même œuvre

Les apparences ont la vie dure et on leur fait dire aussi ce qu'on veut bien.
C'est un drôle de cadeau, la vie... ça se refuse pas, n'empêche, on se demande parfois si y aurait pas mieux à faire que de l'ouvrir sans savoir ce qu'il y a dedans.
On te dira qu'il faut prendre la vie comme elle vient... conneries... la vie, c'est elle qui te prend, sans te laisser le choix, et par les couilles, encore. Le temps qui passe fait que la mémoire s'use un peu, mais le problème, c'est qu'elle s'use pas sur les mauvaises choses qu'on a vécues, elle s'attarde plutôt sur les bonnes, plus tendres.
Il arrive fréquemment que la vie rencontre la mort plus tôt que prévu, et personne n'y peut grand-chose.
La grand-mère lui avait toujours dit que le bonheur était comme la promesse de l'aube, si l'on s'en tient à la promesse sans s'obstiner à vouloir deviner ce qu'on aurait envie qu'elle révèle à l'avance.