Les champs sont tristes car les paysans ne rendront rien de ce qu'ils ont fauché.
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Hommes de science, hommes politiques et hommes de foi se pressaient au portillon des espérances. En revanche, pour conserver ce qui nous avait été remis, il n'y avait pas grand monde.
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À lire aussi de Sylvain Tesson
Les flottes de l'orage mettent en déroute les voiles des cumulus.
J'ai connu l'enfer dans les Monts célestes.
A chaque naissance de baleine, la mer fait une vague.
Asphalte: ne connaissant plus les cahots du chemin, l'homme moderne ignore les rebondissements du voyage.
Dans la même œuvre
Il m'avait raconté sa vie de photographe animalier et détaillé les techniques de l'affût. C'était un art fragile et raffiné consistant à se camoufler dans la nature pour attendre une bête dont rien ne garantissait la venue. On avait de fortes chances de rentrer bredouille. Cette acceptation de l'incertitude me paraissait très noble - par la même antimoderne.
Les artistes le savent : le sauvage vous regarde sans que vous le perceviez. Il disparaît quand le regard de l’homme l’a saisi.
La Terre avait été un musée sublime. Par malheur, l'homme n'était pas conservateur.
L'affût était une prière. En regardant l'animal, on faisait comme les mystiques: on saluait le souvenir primal. L'art aussi servait à cela: recoller les débris de l'absolu.
Appelons sens du beau la conviction jouissive de se sentir en vie.