Guérir d'une maladie, c'est en même temps guérir du médecin.

À lire aussi de Charles Dollfus

La vie est triste et misérable. Ce qu'il y a de plus misérable et de plus triste, c'est que, dans ces conditions, nous tenions si fort à la vie.
Un médecin, un notaire, un prêtre qui trahissent le secret de leurs clients, commettent un abus de confiance. Des bavards, en de pareilles professions, deviennent presque criminels.
Souhaiter la mort de quelqu'un, c'est l'assassiner en idée. Si la pensée tuait, que de meurtriers et que de victimes!
Le rossignol est gris et chétif, le ver à soie n'a pas d'aspect. Le paon est superbe, mais quel ramage! le papillon est éclatant, mais il n'est l'ouvrier de rien: un arc-en-ciel qui voltige de fleur en fleur, et qu'est-ce que l'arc-en-ciel?
La fierté commande d'être honnête, bien qu'elle ne soit pas l'honnêteté.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.