La présence d'un enfant rend la solitude dure comme la pierre. Pas même une solitude de bête: une solitude de chose.
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Fidèlement, timidement ou crânement, le père ne peut que se tenir sur le rivage de toute maternité, bras ballants, un peu maladroit. Patient et impatient. Inquiet et rassurant. Jusqu'au bout.
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À lire aussi de Pierre Péju
Les hommes, c'est l'un après l'autre qu'on imagine leur calvaire, pas en masse. Si la souffrance est massive, elle devient abstraite. L'humain en général, l'humain exterminé en masse échappe à notre compassion.
Notre passé, qu'est-il d'autre qu'une suite de rêves? Quelle différence y a-t-il entre se rappeler les rêves et se rappeler le passé? Et c'est la fonction que remplit le livre.
C'est mon art le plus cher et ma plus chère méchanceté d'avoir appris à mon silence à ne pas se trahir par le silence.
L'absence. Le lit comme un désert. J'ai mesuré la durée de mon sommeil à l'étendue qui nous sépare.
Dans la même œuvre
Il n'y a encore personne et brutalement le petit sera là. ... Personne, puis brutalement celui qu'on a l'impression d'avoir toujours connu.
Ecrire, c'est vouloir distinguer à travers des mots ce qu'en réalité on ne peut voir: naissance et mort, apparition et disparition fulgurantes des êtres. Perpétuité des catastrophes.